23juillet2014

Biodiversité urbaine

 

Au coeur d’un des territoires les plus boisés de France, Epinal a su marier un développement urbain dynamique à la préservation d’espaces naturels, en offrant plus de 2400 ha de forêts, 240 hectares d’espaces verts, et un fl eurissement de près de 550 000 plantes !

Plusieurs fois récompensée par des titres nationaux pour l’originalité, l’harmonie et la qualité de son fleurissement, la Ville d’Epinal attache une importance toute particulière au cadre de vie offert à ses habitants et ses nombreux visiteurs.

 

Sur une superficie de 240ha d'espaces verts, le fleurissement c'est
>4000m2 de massifs fleuris

>1450 jardinières et suspensions

> 250 bacs

 

 Le service cadre de vie de la Ville d’Epinal réalise son compost en mélangeant du compost végétal issu de ses déchets verts et du fumier de son parc 
animalier. Il n’est utilisé qu'au bout de 3 ans de maturation minimum, toujours en mélange avec de la terre végétale. Cette opération écologique et peu 
coûteuse permet aux végétaux de pousser dans de bonnes conditions sur le long terme.

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>> L'opération « Zéro-Phyto»

L'Agence de l'Eau Rhin-Meuse et la Ville d'Epinal ont signé, le 8 avril 2010, une convention dans le but de lutter contre la pollution liée aux nitrates (issus des engrais) et aux produits phytosanitaires (herbicides et pesticides).

Cette convention fixe les modalités de réduction progressive de ces produits de la manière suivante :

- Arrêt progressif de l'utilisation des herbicides pour le désherbage des voiries,

- Engagement d'une démarche «zéro phyto» visant la réduction de l'usage de désherbants par le service du cadre de vie dès janvier 2010,

- Etude technique au premier semestre 2010 en vue de réduire l'utilisation de produits phytosanitaires utilisés sur les pelouses sportives et dans les cimetières,

- Etendre la protection biologique intégrée (PBI) aux espaces verts extérieurs pour lutter contre les ravageurs

Pour sa part, l'Agence de l'Eau s'engage à soutenir techniquement et financièrement ce programme.

Cette démarche a été engagée sur deux sites pilotes : le parc du cours et le parc de la maison romaine.

 

>> Alternatives à l'utilisation de produits phytosanitaires :

- Remplacer les insecticides par la protection biologique intégrée (PBI) ou d'autres techniques alternatives (telles que le purin d'ortie). La PBI utilise des organismes vivants, prédateurs naturels (insectes, champignons, et autres microorganismes) pour lutter contre les ennemis des plantes. Ainsi, pour combattre les pucerons sur les plantes de serre, les agents du service Cadre de Vie introduisent des larves de coccinelles friandes de ces insectes parasites

- Remplacer le désherbage chimique par le binage ou le désherbage thermique

desherbage thermique

Pour les autres espaces verts, une gestion différenciée est progressivement mise en place et l'usage des produits phytosanitaires est limité

 

>> Diminuer les consommations d'eau

L'eau, une denrée rare

L'eau de pluie des serres municipales et récupérée puis stockée sous la forme d'un petit étang constitue une réelle réserve d'eau pour l'arrosage des arbres de la pépinière.

D'autres techniques permettent de préserver la ressource en eau :

- l'apport de tourbe à la terre (1kg de tourbe conserve 5 litres d'eau),
- la mise en place de système de goutte à goutte,
- l'utilisation de jardinières à réserve d'eau
- l'arrosage très tôt le matin ou tard le soir afin d'éviter l'évaporation.
- le Paillage des massifs est une méthode de protection des plantes et du sol permettant de protéger la terre de l'érosion due à la pluie, du dessèchement du soleil et du vent, et de limiter l'évaporation, ce qui diminue les fréquences d'arrosage. Le paillage est réalisé avec les branches broyées lors de l'élagage

paillage

- le choix des plantes : une palette végétale différente avec de plus en plus de plantes vivaces qui sont intégrées dans le fleurissement au détriment des plantes annuelles. 10% des massifs habituellement plantés en annuelles sont cette année composés de vivaces. Ces dernières ont l'avantage de colorer les massifs pratiquement toute la saison et ont une demande en eau est très faible comparée aux besoins des annuelles.

 >> Les zones mellifères

La préservation de la biodiversité passe également par la protection des insectes pollinisateurs menacés tels que les abeilles avec :

- la promotion de zones ensemencées de fleurs mellifères. Dès 2009 une surface d'environ 4530 m² a été dévolue à cette pratique avec 6 mélanges différents : Vieux St Laurent : 150 m² ; Rond point route d'Archettes : 200 m² ; Tranchée de Docelles : 230 m² ; Talus magdeleine : 400 m² ; Terrain pépinière : 1800 m² (mélange spécial mellifère) ; Abords chaufferie : 150 m² ; Plateau de la justice : 600 m² ; Parc du château : 1000m²

- la plantation d'arbres et arbustes bien visités par les abeilles

- Une nature qui reprend ses droits : secteurs où herbes folles et fleurs indigènes poussent à leur guise. Ainsi, le rythme de tonte de certains talus est plus espacé comme au niveau de la clairière engazonnée de l'arboretum du Saut-le-Cerf, où seul un passage piétonnier est tondu. Par ailleurs, un seul gyrobroyage de la végétation a été effectué en octobre.

Télécharger la plaquette du fleurissement